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 "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]

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Kaito Kiriya
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MessageSujet: "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]   Sam 1 Juin - 16:47

ANNONCE ~
[Suite] Si vous voulez mieux comprendre ce RP, il est conseillé de le lire à partir du début :3
Suite de la salle des profs : http://campus-fukasaku.forumgratuit.org/t365-des-personnes-douteuses-pv-namie-termine


    Mais qu’est-ce que je fais là, sérieusement ? Je suis vraiment un imbécile…
    Dans la salle commune, il n’y a personne. Ah si, un étudiant vient de rentrer pour se servir un gobelet rempli de café presque brûlant, mais il ressort aussitôt.
    Pfff… Et dire que je pourrais faire autre chose à la place d’attendre bêtement Namie… Assis sur une chaise, les bras croisés, mon regard se perd dans la couleur unie du mur en face de moi. A vrai dire, cette fille m’impressionne et m’effraie à la fois. Je ne sais même pas si c’est elle qui a vraiment commis ce meurtre – du moins, cet « accident »… Mais pourquoi aurait-elle maquillé ça en banal imprévu dans l’emploi du temps de ce professeur ? Et puis, un truc du plafond qui s’écroule pile à ce moment là avec l’ampoule qui se brise, c’est pas très crédible, comme histoire…

    Plus par réflexe que par besoin, je saisis machinalement un des nombreux paquets d’Oreo dans mon sac. Pour me déstresser, sans doute. Quoi ? Ça ? Une drogue ? Mais non, juste un moyen de se calmer parmi tant d’autre !
    Je me demande même pourquoi je stresse. Tout ça me paraît tellement ridicule… Elle veut quoi au juste, Namie ? S’assurer que je garde le silence ? Bon, commençons à manger, et ça passera tout seul.
    Mmmh… Ce goût aux notes sucrées… Mes papilles gustatives en sont toutes retournées, comme si c’est la première fois que je mangeais un met aussi exquis. Y a pas à dire, même si c’est rempli de produits chimiques, ça égale au moins un plat d’un restaurant quatre étoiles…

    La sonnerie retentit. Ah, enfin 11 heures ! Pour les étudiants qui ont cours (parce que notre professeur est malencontreusement tombé dans les escaliers avant-hier), ce bruit affreux sonne pour eux comme une douce mélodie de libération - au moins pour ceux qui mangent à 11 heures…
    Je me sens un peu moins seul quand d’autres étudiants daignent enfin venir dans la salle commune… et directement faire la queue devant la machine à café et les distributeurs.

    Quand Namie sera là, il faudra absolument que je lui demande ce qu’elle entendait par « tu es dans le même cas que moi… ». Qu’est-ce que ça veut dire ? En voyant le mafieux ? Ce que j’ai pu voir m’embrouille totalement. J’ai trop de questions à poser… Une seconde… "Dans le même cas" ? Et si cette fille… connaissait mon passé ?

    Mon passé… Voilà une des seules choses que j’aimerais oublier. Effacer mes souvenirs, recommencer à zéro… Faire comme si de rien n’était. Où tout les Hommes vivaient heureux, dans le meilleur des mondes.
    Je ne sais pas... Si Namie ressort cette histoire sur la table… Je ne pense pas que je pourrais y arriver. J’ai encore besoin de temps pour réfléchir à ce sujet. Au moins le temps de masquer mes blessures...

    Je suis complètement perdu dans mes réflexions à la limite de la dépression, lorsque je remarque le brouhaha ambiant. Eh bien, la salle est beaucoup plus animée, comme ça !
    Soudain, je tourne ma tête vers l’entrée pour constater que Namie vient tout juste d’entrer.

    Je déglutis.


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Namie

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MessageSujet: Re: "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]   Dim 2 Juin - 20:19

HRP : Rp un peu bâclé (manque de temps, d'inspiration, mauvaise humeur etc...). Promis j'en ferait un plus optimiste la prochaine fois

Sa jambe ne la gênait presque plus, la douleur sourde s'était réduit à un picotement léger. Elle traversa la cour. Les feuilles ocre orange tapissait le bitume, crasseuse et glissante, elle pourrissait.
Presque inconsciemment, elle se surprit à chanter, une chanson française qu'elle avait entendu une fois à Paris, il y a longtemps, elle ne savait même pas comment elle s'en était souvenue ni même du groupe qui chantait cette chanson. Les paroles l'avait peut-être marqué plus qu'elle ne voulait se l'avouer.

https://soundcloud.com/jony_walker/stupeflip-le-spleen-des-petits
Le Spleen des petits à l'école, ça les rend marteau
Peu de chance de s'en sortir s'ils en ont marre tôt

Elle continue de marcher, la sonnerie hurle, les élèves sortent. Elle s'arrête et regarde la marée humaine. Elle voit la violence, des bousculades pour manger, les gens sont indifférent, c'est banal ici, de dominer pour manger, c'est l'instinct primaire qui ressort sous forme de norme. Tout le monde l'a assimilé et elle est ancrée de la conscience collective.
En constatant cela, elle se sent abîmée, elle n'a plus l'énergie pour bouger. Elle pourrait s'évanouir, son corps giserait sur les marches. Et sur sa pierre tombale on marquerait : « Repose en paix, toi qui ne l'a jamais connu. »


Plus dure sera la chute, attention, passage à niveaux


Elle attend que la totalité des gens partent, s’ébroue, et se dirige vers la salle. La chaleur étouffante la surprend. Elle remarque le blond. Il est la, assied un peu a l'écart. Elle se dirige vers la machine a café, les gens parlent fort ici, ils se charrient, se jugent, se crachent dans le dos. Elle a soudain envie de hurler, elle sert les dents.
Elle continuait a chanter mentalement la mélodie.

Il sert encore les dents mais tiendra pas dans cette violence
Son petit coeur était pure,
Mais maintenant il crie vengeance !

C'était presque une autobiographie. Elle avait toujours vécus dans la violence, celle de la rue en premier, puis du monde lycéen. Elle l'avait perpétré pour se défendre. Elle avait toujours eu une perception lointaine des sentiments des autres et elle ne savait même pas précisément quel rôle elle avait : celui de l'enfant ou celui du gars qui le brutalise ?
Elle prit son café et alla tranquillement vers le blond, il avait l'air troublé, voir même apeuré. Elle avait presque honte... C'était ca qu'elle renvoyait comme image ? Celle de quelqu'un de violent, qui tuerait n'importe qui pour peu qu'elle s'ennuie? Elle le regardait presque avec compassion, il devait se sentir mal à l'aise si elle dégageait cette aura. Puis son regard se durcit.

C'est la nature humaine, toujours l'même problème
Écraser l'autre sinon c'est toi qui te fais ken


Une autre chanson, du même artiste qui reflétait encore parfaitement son état d'esprit. Il fallait vraiment qu'elle retrouve le nom de ce groupe.
Oui, elle se donnait des airs de prédateur pour ne pas être une proie. Elle cache juste sa faiblesse. Après tout, ce que l'on cache n'a pas lieu d'être dans l'apparence, si on ne le dit pas, les autres ne s'y intéresseront jamais.
On a beau espérer que quelqu'un soit pris d'intérêt pour nous, nous pose des questions sur notre passé, notre perception du monde. Il s'en fiche, il essaie juste de passer le temps, tout au plus, il fera de votre histoire un excellent sujet de conversation avec d'autres personnes pour passer le temps.
Si on le repousse, il n'ira pas plus loin et s'il s'acharne à collecter des informations sur nous, il le fera généralement pour nous nuire et non pour une quelconque quête de compréhension bidon comme dans les séries populaires.
Tout le monde veut qu'on s'intéresse à sa propre personne pour flatter son propre égo, mais personne ne s'intéresse suffisamment aux autres pour le faire... C'est peut-être pour ça qu'elle trouve le monde violent, car il n'y a aucune cohésion entre les personnes ici, juste des rapports de force. C'est peut être pour ça qu'elle n'arrive jamais à s'intégrer, elle ne veut pas entrer dans le jeu de la hiérarchie, elle préfère rester à part et substituer les relations aux autres par la solitude, narguant l'instinct grégaire.

« pour vivre en paix, il faut constamment menacer les autres »
se surpris elle à penser

Elle sortit une feuille qu'elle avait préalablement écrite juste après avoir soigné sa jambe. Elle fit semblant d'écrire pour que personne ne remarque quelque chose d'inhabituel, puis lui tandis la feuille.

« Je ne sais pas pourquoi tu es poursuivit par les mafioso, et je m'en fiche. Je veux juste un échange d'informations. Pour te prouver ma bonne foi, pose moi n'importe quelle question sur n'importe quel sujet et j'essaierai d'y répondre »
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MessageSujet: Re: "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]   Mer 5 Juin - 20:31

    *Je ne sais pas pourquoi tu es poursuivi par les mafiosos, et je m'en fiche. Je veux juste un échange d'informations. Pour te prouver ma bonne foi, pose moi n'importe quelle question sur n'importe quel sujet et j'essaierai d'y répondre*

    Je lis ses notes attentivement, et essaie de lui répondre. J’ouvre la bouche, mais pourtant, aucun son ne sort… J’ai complètement omis ce détail : je ne peux pas parler… Est-ce un problème de cordes vocales ? Un souci de communication ? Ou bien un choc mental qui persiste depuis ma jeunesse ? J’ai beau me questionner, et pourtant, je ne parviens pas à obtenir une quelconque réponse. Étrangement, « parler » ne me semble pas si inconnu. Peut-être est-ce à cause de mes autres personnalités.
    Un jour, j’ai parcouru un livre traitant des troubles mentaux. Parmi ceux-ci : le trouble de la personnalité multiple.
    Est-ce que cela me définit réellement ? Ces caractères noirs imprimés sur feuille blanche décrivent, expliquent, commentent, analysent. Mon regard est devenu vitreux, et s’est perdu dans le vide. Comme si ma présence s’est noyée devant cette « vérité », que je n’arrive pas à comprendre.
    Je relève la tête... Namie me regarde toujours, comme si elle attend une réponse.
    Cet ouvrage représente-t-il fidèlement la réalité ? Ne sont-ce pas eux qui sont anormaux ? Ô, miroir de ce que je suis réellement, me montres-tu vraiment ce que je suis censé être ?

    « Trouble »
    « Maladie »
    « Anormal »
    Psychologie.

    Je continue à fixer la personne en face de moi droit dans les yeux. Comme si c’est moi, au final, qui attend une réponse.

    « Psycho- » : âme. « -logie » : science.
    L’étude de l’âme. N’est-ce pas plutôt une classification, une étiquette attribuée à chacun d’entre nous ? Qu’est-ce qui nous définit réellement ? Ce que l’on est ? Ce que l’on sait ? Ce que l’on fait ? L’existence. Le savoir. Les actes. Insignifiance.
    L’image de mon père me vient à l’esprit. Comme une sentence à laquelle je ne peux échapper. L’alcool et les jeux d’argent… Ces deux termes qualifient bien ce que cet individu est véritablement.
    Un mafieux.
    Pourtant, je ne ressens qu’une légère amertume vis-à-vis de lui.
    La haine… ? Que dois-je faire ? N’est-ce pas justement pour le fuir que je suis venu ici ?

    Comme je m’y attendais, mes souvenirs sont encore une fois très confus. A chaque fois que j’essaie de me remémorer des souvenirs, je n’obtiens que quelques fragments éparpillés d’évènements qui ne m’évoquent rien. Tout ce que j’ai vécu à Andorre… Ce n’est pas que je veux l’oublier. C’est simplement que je n’arrive pas à accéder à ma mémoire. Comme si un cadenas invisible cherche à isoler ce passé de mon esprit.

    Je finis par sortir mon bloc-notes de mon sac. A l’aide d’un crayon à papier HB, je me permets d’user de l’art de la calligraphie pour poser une question à Namie.

    Je commence à écrire mon nom et mon prénom, mais il suffit de réfléchir un petit peu. Mon interlocutrice n’est-elle pas elle-aussi muette ? Pourquoi m’aurait-elle écrit sur une feuille si elle ne l’était pas ?
    Peu importe. Je soupire, soulève ma feuille de telle manière à ce que Namie connaisse mon nom et mon prénom, et lui communique en langage des signes :

    *Pourquoi.*

    Selon moi, ce mot est suffisamment explicite et condense suffisamment bien mes pensées.
    Autour de nous, les étudiants s’interrogent. Même au fond de la salle commune, plusieurs personnes nous remarquent et parlent de nous, d’une manière presque discrète.
    Bien que j’essaie de ne pas prêter l’oreille aux conversations alentours, un sujet est plutôt récurrent. « Deux personnes bizarres communiquent étrangement au fond ».

    « Différent ». « Atypique ». « Insolite ».
    Baroque.
    Comme si nous sommes inhabituels.

    Inhabituels ? Anormaux ?

    Je me pose soudain une question.
    Au final, qu’est-ce que la normalité ?

    Est-ce moi… ?

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MessageSujet: Re: "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]   Ven 7 Juin - 9:05

Il lit attentivement la feuille. Il va faire une remarque : sa bouche s'entrouvre, elle entend son inspiration, puis il se bloque, referme ses lèvres. Il est dépité, comme si il venait de s'apercevoir qu'il était lui aussi condamner a rester silencieux. En cet instant, elle se sentie proche de lui, comme un miroir masculin qui reflet tait sa vie d'avant...

Peut être a t-il lui aussi érigé un mur entre lui et les autres. Elle note que son regard n'est plus aussi puéril que tout a l'heure comme s'il s'était attribué un rôle d'abrutie un peu violent et qu'il hésitait a se montrer réellement. Là tout de suite il paraît être un alien un peu perdu et nostalgique de sa planète. Est ce son vrai visage où encore une énième illusion ?

Il sort un bloc note et marque son nom : « Kaito Kira ». Il ne lui avait pas déjà dit ?
Cependant, elle regarde attentivement l'écriture. Elle avait quelques notions de graphologique, technique d'analyse de l'écriture qui peu permettre de déduire des caractéristiques de la personnalité d’un individu. Même si elle gardait toujours une certaine distance vis a vis des résultats qu'elle obtenait, ca lui arrivait d'en faire usage quand elle ne savait pas a qui elle avait affaire. Le problème c'est que les signes étaient écrit de façon parfaite, comme si il l'avait imprimer d'un ordinateur. Pas de fantaisie dans les courbes de l'écriture, juste une espèce de rigidité impersonnelle et presque inhumaine. Elle se souvint vaguement d'une citation, qui convenait peut être a la situation...

« Il ne faut pas faire de l'intelligence un dieu, car si celle-ci est douée, elle ne possède pas de personnalité.  »

Elle était troublée, mais elle se força de lever les yeux de la feuille et regarda de nouveau Kaito. Ce dernier soupire un air lasse se peint sur son visage. C'était soit quelqu'un d'intelligent, ayant envie de cacher son jeu, soit quelqu'un de...


"Pourquoi."


Il a parlé le langage des signes ?
Elle reste imperturbable, même si en elle monte le doute, il sait parler le langage des signe comme... NON ! Ne pas penser a lui.
Elle pose discrètement sa main droite sous la table et la sert a s'en faire pâlir les phalanges. Elle s'efforce a rester indifférente, comme si cela ne la choquait pas. Ca y est, elle a peur, le seul signe visible est le tremblement imperceptible de ses lèvres. Elle serre la mâchoire et se mord l'intérieur de la joue pour ne pas se mettre a hurler
La légère douleur lui permet de rassembler ses esprits. Son cerveau recommence a fonctionner et analyser froidement la situation,. « Pourquoi » est une question vague impliquant moult interprétations possibles : Pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi ici ? Pourquoi on mange jamais de choses bonne a la cantine ? Pourquoi veut elle lui parler ? Pourquoi est elle poursuivit par des mafioso...
Elle pourrait jouer sa fille abrutie, faire comme si elle ne comprenait pas l'implicite de la question. Mais elle voulait vraiment gagner sa confiance même si cela pouvait mettre en danger sa dignité, elle avait joué en espérant qu'il pose une question sur « Qui ? » plutôt que sur elle. Elle avait perdu
Lui avouer ? Non, elle ne pouvait pas se résoudre a cela, elle ne vaudrait pas mieux que ces filles qui se plaignes de leur vie. Racontant sans pudeur leur problème du quotidien affin de se faire passer pour des victimes. Cherchant désespérément a compenser le vide de leur vie en attirant l'attention sur elle. Elle valait mieux que cela. Les secrets ne se partages pas, il se garde jusqu'au tombeau.
Elle opta pour une semis vérité et « dit ».

« C'est tout bête : J'étais au mauvais moment au mauvais endroits. »

En soit, c'était pas un mensonge.

«  Un gars en a profité pour m'agresser violemment »

Elle laissa la nature de l'agression sous silence. Elle essayait de conserver ce masque d'émotions, mais ses lèvres tremblait de façon incontrôlables.

«  J'ai porté plainte, mais il s'avère que le gars en question avait des parents hauts gradés dans la mafia italienne »

Elle hésita, puis sortie une liasse de feuille. Quinze au total.elle les avait toutes reçus dans le courant de la semaine.

« Il faut que je retire ma plainte pour qu'il soit lavé de tout soupons. Si je meurt, l'affaire passera quand même. Donc ils utilisent la méthode la moins couteuse pour l'instant : la pression et ils ralentissent la procédure par la falsification. J'ai déjà reçu deux visites...»

Pour les visites, ils étaient tombés sur un os. A chaque fois, elle avait réussit a d'extirpé de justesse du piège. A chaque fois c'était dans un endroit isolé de la ville aux heures creuses. Depuis elle ne sortait plus du campus et restait cloitrée dans sa chambre avec son ordinateur portable.

Elle lui tendis la feuille au sommet de la pile, soit la plus récente : une lettre écrite en une langue européenne qu'elle n'arrivait pas a identifier. Dans l'enveloppe qui la contenait, il y avait même une douille de balle fraichement utilisée et ayant servit a une crime en vue des traces noirâtres de sang séché.
Elle resta de marbre en regardant son interlocuteur. Kaito semblait perdu dans ces pensées, avait il seulement conscience qu'elle lui livrait une part de ses secrets ?

Dans son dos, elle entendait des murmures, une rumeur discrète, mais persistante qui grouillait. Un groupe composé d'une dizaine d'adolescents parlaient d'eux. Elle s'en fichait. Elle avait depuis longtemps arrêté de se poser des questions ou bien de prendre en compte le jugements des autres. Ils étaient limité par leur intellect et leur morale, une sorte de code que les imbéciles respectaient a la lettre pour donner un sens a leurs actes. C'était apparemment un point de divergence qu'elle avait avec Kaito, lui semblait troublé voir gêné de ce jugement imparfait qu'émettait les autres.
Elle se posa mentalement la question : Valait il mieux avoir un allier comme lui que pas d'allier du tout ?

« Et toi ? »
conclut elle
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Kaito Kiriya
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MessageSujet: Re: "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]   Sam 22 Juin - 22:59

    * C'est tout bête : J'étais au mauvais moment au mauvais endroit. *

    Je m’en doutais : elle sait parler le langage des signes. Rien de très étonnant jusque-là.

    * Un gars en a profité pour m'agresser violemment. J'ai porté plainte, mais il s'avère que le gars en question avait des parents hauts gradés dans la mafia italienne. *

    Je relève légèrement la tête. Cette histoire qui prend une toute autre ampleur attire mon attention.
    Une chose intéressante ? Cela faisait tellement longtemps… Et à vrai dire, je ne sais pas depuis combien de temps. A partir de cet accident ? Je me pose encore la question…
    Pléthore d’interrogations me viennent à l’esprit. Mais si les propos que tient Namie sont aussi lapidaires, je suppose qu’il doit y avoir une raison.
    Mon interlocutrice fouille dans son sac et en sort un ensemble de papiers tel des billets. Il me faut peu de temps pour comprendre que ce tas de paperasse est en fait une accumulation de lettres de menace…

    * Il faut que je retire ma plainte pour qu'il soit lavé de tout soupons. Si je meurs, l'affaire passera quand même. Donc ils utilisent la méthode la moins couteuse pour l'instant : la pression et ils ralentissent la procédure par la falsification. J'ai déjà reçu deux visites... *

    Cette aventure digne d’un roman de fiction devient une affaire que mes semblables doivent qualifier « d’inattendu », et parvient à me faire cligner des yeux.
    Mais pas parce que toute cette histoire est étonnante. Si deux arrivées inopinées ont tenté de nuire à Namie et qu’elle est encore là…
    Les humains ne cesseront jamais de remettre en cause l’opinion que je me faisais d’eux : cette fille m’intrigue.
    Elle me donne un aperçu d’une de ces feuilles.
    De l’italien, une balle, un mort.
    Comme s’ « ils » essayaient de montrer jusqu’où « ils » étaient prêts à aller. Comme une ébauche de son futur.
    Assassinat.
    Empoisonnement ? Strangulation ? Disparition ?

    * Et toi ? *

    Namie recentre soudainement la conversation sur moi. Cette question résonne dans ma tête. Et toi ? Qu’en est-il de ton passé ?
    Une histoire ancienne que j’ai tenté de supprimer. Des souvenirs à la craie, inscrits sur un tableau noir. Effacés comme par magie.

    Cette fille doit en savoir beaucoup plus que moi.
    Sur « eux » ?
    Sur cette histoire ?
    Sur la vie ?
    Une réponse…

    J’essaie pour la énième fois de rassembler les divers souvenirs, éparpillés dans ma mémoire. A présent, je ne regarde plus Namie. Je suis focalisé sur mon carnet à dessin, et comme par réflexe, je me mets à dessiner.
    Du gribouillage.
    Le portrait de Namie. L’illustration d’une des situations qu’elle m’a contées. Et également… Un autre visage. Ce visage. Malgré le contraste et toutes les nuances d’ombre de mes crayonnés sur ce faciès, je peux le reconnaître. « Papa ».

    Qu’est-ce que les gens font dans ce genre de situation ?
    Je regarde une nouvelle fois Namie. J’ignore si je devrais faire comme elle…
    Finalement, je décide de lui montrer la représentation de ce qui est censé être mon « père ».

    * C’est lui. *

    Soudain, cet affreux évènement défile devant mes yeux comme un kaléidoscope. Un abominable mal de crâne me saisit, et c’est à peine si je réussis à me retenir de hurler. Le vacarme ambiant de la salle parvient comme un bourdonnement à mes oreilles.
    Calme-toi Kaito, calme-toi… Il ne s’est rien passé… La fille de la salle des profs est toujours devant toi, et tu n’as pas bougé de ta chaise…
    Il me faut au bas mot une minute pour que mon esprit soit rasséréné.
    Cette histoire, au point que ça devienne un traumatisme… Je trouve ça ridicule.

    Je regarde le carnet à dessin qui se trouve entre mes mains... C'est... Mon père ?!
    Une seconde. Je ne dessine pas aussi bien que ça. La seule réponse possible, c'est que Namie connaisse mon père.
    Je relève les yeux vers Namie. Cette fois, j’ai la sensation que je suis sur la bonne voie. Décidé, je lui demande :

    « Est-ce que tu as une idée de ce qu’on devrait faire ? »

    Je suppose qu'on est des "alliés" dans la même situation, en somme...

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MessageSujet: Re: "Dans le même cas que toi" ? [PV Namie]   Mer 2 Oct - 19:31

Elle aurait voulu lui essayer de jauger « l'Autre ». Le problème résidait dans le fait que ce dernier changeait constamment d'humeur, ne cessant de l'étonner. Sous sa table, les articulation de ses phalange la brûlait, et pourtant elle ne pouvait pas les desserrer, pas tant qu'elle ne le connaîtrait pas, était il après tout vraiment de son coté. Parce que si elle ne s'imposait pas cette discipline, elle ne serait pas capable de contrôler ses émotions.
Elle hurlerait, enragerait, elle aurait laisser libre cours a la tornade d'émotion qui rugissait en elle depuis tellement longtemps, elle se serait lever sans un mot de cette table et aurait pris un des gars assied, un de ceux qui parle derrière elle par exemple, elle l'aurait fait tombé de son trône, roué de coup cassé des os, tordu des articulation, elle l'aurait frappé pour l'entendre crier de douleur, pour lui montrer qu'il n'est pas seul d'en l'univers, qu'elle n'est pas disposé a subir gratuitement des moqueries et s'écraser devant lui.
Elle ne s'autorisa pas un sourire devant cette douce pensée, maintenant, elle était même tenté de le faire, ca la défoulerai une bonne fois pour toute, surtout que le gars le méritait sans doute. Et puis elle s’amuserait a voir ces pseudos amis s'enfuirent sous la peur, qui derrière les masque amicaux s’avérait être des lâches.

Non...

Elle s'enfonce dans son siege et se concentre sur son interlocuteur, serre son poing a en hurler de douleur. Soudain, Kaito fait un mouvement et dévoile une feuille griboullée. Dessiné de façon stylisée, la victime, une jeune adulte se fait agresser par un homme aux traits impersonnels, la fille est pale, les cheveux noir flottant de manière surréaliste, son corps est un peu étrangement arrangé, les volumes sont un peu mal foutu et la tête est difforme et disproportionné par rapport au corps. Puis elle se rend compte qu'elle la trouve finalement bien faite et assez jolie (De toute façon, elle ne peut pas se permettre de critiquer, puisqu'elle ne ferait pas mieux) avant de se rendre compte que c'est elle. Après un instant de choc, elle ne sait pas pourquoi, ca l'apaise.
Sa main brûlante revient se placer sur la table, même si la paume est un peu rouge et que ses doigt tremblent encore de la pression qu'ils ont subbit. Cela la vide instantanément de toute colère. Elle regarde encore un instant le dessin avant de passer au second gribouillit.

Cette fois, les traits se veulent réalistes et nets. Pas de fioriture ou d'effet « multiples-coup-de-crayon-et-vas-y-que-je-repasse-cinquante-fois-le-trait-pour-donner-un coté-manga » l'oeuvre ce veut plus un portrait robot qu'un réel dessin. Les traits paraissent tellement juste, on aurait pu croire qu'il connaissait son visage depuis longtemps...
Elle le regarde, ce qu'il dit achève de me convaincre

« C'est lui »


Elle le regarde complaisante, ces trois mots sont parfois plus expressifs qu'un long discours. Son visage est parcourut d'un spasme de doukeur . A ce moment là, elle a même presque honte de lui avoir avoué une vérité partielle et mensongère pour qu'il lui accorde sa confiance. Elle le regarde contenir ses émotions, partagée entre le mal aise et la peur.

« Est-ce que tu as une idée de ce qu’on devrait faire ? »


« Je ne sais pas, j'ai pas réfléchis a ce que je faisais a l'instant ou je le faisais,j'avais juste envie de parler » pensa elle.

Trop sentimentale, aller ! Cas y, remettons le plat avec une sauce mensongère et un brin de vérité. Elle griffonna au dos de la du dessin un

« Rien, j'ai eu ce que je voulais, un échange d'information. Pour ma part, un conseil, méfie toi de Shin Komatsu »

Elle déchira la feuille en deux, séparant les deux dessins et emporta le dessin de l'homme inconnu.
Elle pensais qu'elle avait suffisamment laissé de la place pour que son message ne soit pas coupé en deux. Cependant, ses doigts encore maladroits firent un faux mouvement et dérapèrent légèrement de leur route droite, emportant deux idéogrammes et demis avec lui. Les derniers, Ceux qui désignaient l'identité de shin.

Elle sortie de la salle, en proie a une migraine. Elle ne voulait plus rester ici, elle voulait s’enfuir a l’abri de ses souvenirs, loin de ce campus


[HRP : En gros, au lieu d'avoir le nom de shin : 新 小松, tu te retrouves avec http://image.noelshack.com/fichiers/2013/40/1380740457--.png ]

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