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 Laissez-moi de la place dans ce buuuuus ! - Ambroise, une future mère affective. E.N

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Ambroise E.C. Delorge

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Messages : 1
Date d'inscription : 10/10/2013
Localisation : Hum ? Ah ! Bonne question !

Feuille de personnage
Emploi: Surveillante.
Situation personnelle: Célibataire
Orientation sexuelle: Bisounoursophile.

MessageSujet: Laissez-moi de la place dans ce buuuuus ! - Ambroise, une future mère affective. E.N   Jeu 10 Oct - 13:29

Nom : Delorge.
Prénom : Ambroise Emeline Charlotte.
Surnom : Amby, maman...?
Sexe : F.
Age : 23 ans.

Occupation : Je suis surveillante. Alors je vous surveille. Enfin je suppose.

Physique : Me... décrire...? Oh ha bah oui, oui oui, sans problèmes ! Je vais le faire !

Tout d'abord, la chose que l'on voit le plus chez moi : mes cheveux. Cette masse de cheveux, cet amas de filins, est de couleur vaguement brune, allant plus vers le châtain. C'est une couleur ordinaire, mais elle me va très bien. D'autant plus que je n'ai jamais déteint ou teint mes cheveux. C'est un record ! Après tout, ces derniers temps, beaucoup de personnages changent la couleur de leur cheveux. En blond, en roux, j'en ai même vu des roses quelques fois ...! Enfin bref. Mes cheveux à moi, non teints, m'arrivent au milieu du dos, même si à l'avant ils semblent plus courts. Devant mes yeux, s'arrêtant approximativement au niveau de mes sourcils, se trouve ma frange. Elle me gêne assez souvent, et malgré les années je ne m'y fais définitivement pas. Et pourtant cela fait des années qu'elle est là ! C'est probablement parce qu'il faut la couper régulièrement que je ne prend pas l'habitude qu'elle soit là. Pour le reste, mes cheveux passent par toutes les coiffures. Des chignons aux couettes, en passant par les nattes et les queues de cheval basses ou hautes... Malgré tout, je préserve mes cheveux. J'évite de trop les brosser, pour éviter de les abîmer. Ainsi, ils restent soyeux, agréables au toucher et lorsque l'on m'approche, l'on peut sentir un parfum doux et tendre de cerises.

L'on me dit souvent que j'ai des yeux de biche. Je me demande bien pourquoi. On dit que ce sont de grands yeux, fins, mais j'hésite vraiment sur la définition. C'est une expression courante pourtant. Somme toute, mes yeux sont ordinaires eux aussi, autant que mes cheveux. Ils sont d'un marron couleur noisettes. La seule chose qu'ils ont de "particulier" c'est ce que l'on peut voir à l'intérieur. On dit souvent que les yeux sont les fenêtres vers l'âme. Pour mon cas, c'est loin d'être faux. En mes yeux, on peut voir tout ce que je ressens. Peine, joie, surprise, étonnement, tout peut s'y refléter. Côté maquille, c'est le néant total. Non, je ne suis pas un pot de peinture, je suis même très naturelle. Je veux dire par là que les jours où je me maquille sont ceux de fêtes. Le reste de l'année, rien du tout. Je préfère être naturelle, peut-être parce que je n'ai pas avant d'être comme les demoiselles que je croise et qui ressemble à des poupées russes. Et puis elles passent par toutes les couleurs, ces donzelles ! Alors que moi, quand je me maquille, ce sont avec des couleurs pâles, discrètes, qui restent sobres. Rha, les jeunes de nos jours...

La chose qui amuse souvent mes collègues ou mes amis, voir mes simples connaissances, c'est que je suis petite. On ne rigole pas, hein, c'est pas de ma faute si ma croissance s'est finie sur les chapeaux de roues ! Je mesure à peu près 1m60, voir un peu moins, quelque chose qui irait peut-être un peu plus vers les 1m55, ou quelque chose du genre. Ainsi, la plupart des jeunes gens me dépassent d'une ou deux têtes. J'ai un certain complexe d'infériorité sur ça, mais je ne vais pas dire qu'il me trouble vraiment. Certes, c'est gênant, mais je sais bien que ce n'est pas en me suspendant à la barre des rideaux que je grandirais. Et puis, ma taille me va bien. Certains élèves me disent même que ça me donne un côté adorable, mignon. Oui, ce n'est pas toujours agréable d'entendre par des personnes plus jeunes que nous que l'on est "adorable" mais ça ne me déplaît pas pour autant. Au moins, je reste jeune à leurs yeux, vu que le fait d'être adorable y est légèrement lié. Mon poids ? Oh, alors là on va pas être d'accord. Je suis enceinte, mon poids va donc en circonstances ! Halala, les joies de la grossesse, le "petit" ventre en ballon rond. Parfois, des gens par méchanceté me disent que je suis une baleine, un ballon de baudruche, mais j'essaye de ne pas m'offenser. C'est normal d'être un peu "rondelette" quand on attend un enfant. Et puis, je peux m'estimer heureuse, ce n'est pas comme si j'avais pris 50 kilos d'un seul coup. On dit que les femmes enceintes on un corps assez robuste, pourtant fragilisé par la maternité, mais mon corps en général est plutôt faible. Bien évidemment, si je tombais, je protégerais immédiatement mon ventre, par instinct, mais mon corps aurait un certain mal à encaisser les dégâts. Même avant ma grossesse, j'étais assez frêle, fragile, et les gens s'inquiétaient souvent pour moi. Heureusement que je n'ai pas le teint pâle, plutôt un teint de pêche, parce que l'on m'aurait penser malade toute l'année !

Pour finir, on va décrire mon style vestimentaire. Enfin, JE vais décrire mon style vestimentaire. La plupart du temps, toutes saisons confondues, je porte des robes. Je trouve ça plus féminin, plus agréable, même si moins pratique. Ma préférence va aux robes larges mais simples, parfois avec un peu de dentelles, des motifs floraux ou autres. Cependant, toujours dans des couleurs sobres, communes et discrètes. Ce n'est pas moi que vous verrez porter une robe rose flashy. Surtout que je déteste le rose... En passant, mes couleurs préférées, si l'on peut dire cela comme ça, sont : le blanc, le vert clair et le noir. Il n'est donc pas rare de me voir vêtue de vêtements portant ces couleurs. Quand je suis en jeans, je me sens un peu mal à l'aise, cependant cela arrive. Dans ce genre de cas, je cherche à mettre un peu de couleurs à mes hauts, à avoir presque un défilé, comme si je voulais passer devant les autres en " mode arc-en-ciel ", parce que ça me détends et me rassure. Je suis astucieuse, dans ma manière de m'habiller, mais parfois les choses ne sont pas simples. Il y a des vêtements un peu trop grands pour moi, parfois, dans mes valises, et pourtant je sais que je peux en faire quelque chose. S'il s'agit de sweat ou de chemise, je les mets comme tels, sans aucun problème, parce que cela semble me donner un côté enfantin que l'on complimente assez souvent. Pour le reste, je les modifies, parce que je ne m'en sors pas trop mal en couture. Sur mon temps libre je fais même parfois quelques vêtements pour ma petite Constance.

Caractère : Mon caractère maintenant ? Oh et bien d'accord, commençons sans plus attendre. Tout d'abord, il faut savoir que je suis une femme très active. Je ne tiens pas en place, et ce malgré ma grossesse. Je ne suis pas du genre à rester planter quelque part à ne rien faire. Etre inutile me rend triste, mélancolique, parce que pour moi, dans ces moments-là, je me souviens du passé. Je me souviens de tout ce que j'ai vécu au collège. La solitude, je dis que je m'y suis habituée, mais c'est faux. On ne s'y habitue jamais. Et moi qui aurais du me marier, j'ai encore moins de chance de m'y habituer. Pendant mon adolescence, je pouvais encore prétendre n'en avoir rien à faire d'être seule, mais c'était déjà en grande partie faux, vu que je passais mes fins de cours à parler avec Camille pendant de longs temps. C'est d'ailleurs Camille qui m'a donner confiance en moi. C'est lui qui m'a fait prendre conscience que je n'étais pas simplement une femme parmi les autres, mais que j'étais moi, et que cela valait beaucoup. Il m'a donné le sourire, le rire, la joie. Et désormais ce sont mes plus fidèles amis. Pour cela, un sourire se niche toujours sur mes lèvres, qu'il soit bienheureux ou nostalgique. C'est un peu comme une armure pour moi. Je ne cède plus, grâce à ce sourire. Il me défend, me permet de feindre l'indifférence, l'ignorance. Ainsi, même si dans ma propre famille l'on a l'habitude de m'appeler la "presque-mariée" je ne défaille pas. Je sais que mes émotions touchent Constance, je sais que ma fille ressent ce que je ressens, alors j'essaye toujours de prendre les choses du bon côté. Je ne veux pas que ma petite soit une dépressive née, je veux qu'elle ai la joie de vivre que j'aurais du avoir, cette joie qu'avait son père. J'aimerais donné à cette enfant que je porte tout ce que je n'ai pas eu. Je veux lui donner mes sourires, mes tendresses, mon amour, parce que, Camille étant parti, je suis la seule famille qu'elle ai désormais.

Je passe mon temps à rire, à blaguer avec les gens, et ce même avec les élèves. Je suis encore timide parfois, mais cela ne me gêne pas, c'est une part de moi. J'ai traversé assez de choses pour savoir me contenir de rougir ou de bégayer, même si cela m'arrive encore parfois. Outre le fait d'être une sorte de clown de service, je suis une bonne confidente. Je ne dirais jamais à personne les secrets que l'on pourrait venir à me confier. Parce que je sais que les gens qui comptent sur moi doivent avoir prit leur courage a deux mains pour parvenir à parler. Je sais que tout le monde cache ses bonheurs et ses peines, que chacun à un caractère qui lui est propre, et je ne tente pas de changer cela. Ainsi, j'accepte tout des autres, tant que ça n'est pas dangereux. J’essaierais toujours de remonter le moral de quelqu'un de triste, de calmer quelqu'un en colère et cetera. Oui, je ne peux pas le dire autrement : les gens sont comme ils sont. Et c'est n'est pas être une bonne personne que de vouloir les changer. Je ne dis pas que je suis une bonne personne, parce que je n'essaye pas de changer mes connaissances, mais je peux oser dire que je suis au moins gentille. Même si je ne tiens pas en place plus de dix minutes, je sais me montrer calme. Pour écouter quelqu'un correctement, il faut savoir se taire. Et fort heureusement pour moi, je possède cette qualité. Les soirées que je passais avec Camille, aussi bien au collège qu'au lycée ou encore pendant notre vie de couple m'ont apprises à faire preuve de calme, de tempérance, et d'écoute. Grâce à ce calme développé avec le temps, avec la maturité, je ne m'énerve quasiment jamais, préférant de loin calmer les situations tendues à l'aide de petites blagues ou de petits jeux enfantins et taquins.

Certains sujets ne sont pas a aborder avec moi. Ou alors pas avec légèreté. Quelqu'un qui me parlera de mort en riant risque de bien de voir approcher la sienne à grands pas. Je n'accepte tout simplement pas que l'on rit de la mort, alors que de nombreuses personnes décédées, dont mon Camille, auraient voulu continuer à vivre. La mort nous fauche inexorablement, mais ce n'est pas une raison pour se permettre d'en faire un sujet aussi drôle qu'un gag. Si le sujet est abordé avec sérieux, calme et compréhension, j'y participerais si l'on me le demande, au risque de ré-ouvrir ma blessure, parce que je sais que certaines personnes éprouvent un besoin presque "vital" d'en parler. Après tout, personne ne sait ce que ça fait de mourir, et y réfléchir n'est pas une mauvaise chose. Mais il ne faut pas non plus se laisser aller à la déprime. Si quelqu'un venait à essayer de se jeter d'un pont devant moi, je pense que je l'attraperais et lui flanquerais une gifle dont il se souviendrait longtemps. Oui, pour moi, les vivants doivent le rester tant que le temps le leur permet. Gâcher sa vie ne sert à rien, mit à part à avoir d'autant plus de regret le jour de notre "départ". Réfléchir autant sur la question de la mort, comme sur de nombreuses autres, a développer chez moi une sorte de passion de la philosophie, mais aussi de la lecture tout simplement. Lancer un débat est une chose que j'adore, et ce tout autant que de passer des heures à lire, à voix haute, comme si je lisais autant pour moi que pour Constance.

Constance, dont je parlais juste avant, est ma bouée de sauvetage. Si je ne l'avais pas eue, j'aurais probablement mis fin à mes jours, avec lâcheté. Seulement cette petite est là, à grandir en moi, et je ne m'autorise donc pas à baisser les bras. Elle est tout ce qu'il me reste de Camille. Les photos ne me consoleront jamais, parce qu'elles ne sont que des souvenirs. Constance, elle, est l'avenir. L'avenir que j'avais construis avec Camille. Pour moi, oui, cette p'tiote est un rayon de soleil avant même sa naissance. Mais elle n'est pas la seule a être pour moi un rayon de soleil. Même s'ils ne doivent certainement pas s'en douter, tous les élèves que je garde sont de petites lumières. Ceux qui râlent, ceux qui insultent, ceux qui pleurent, ceux qui rient... Ils sont tous différents, tous uniques, et c'est cela qui donne à mon cœur la passion de les garder de faire des erreurs, de se faire du mal entre eux. J'aimerais connaître chacun d'entre eux, en être proche, et ce sans aucune perversion, juste par affection, par instinct maternel aussi peut-être. Je suis plus à l'aise avec les adolescents et jeunes adultes qu'avec les adultes. Après tout, 23 ans c'est jeune, et les véritables adultes m'épatent tellement que je n'ose pas leur parler. La plupart du temps, quand un adulte complet, accompli, sérieux et déterminé, passe devant moi, je baisse simplement la tête en signe de respect en murmurant une salutation des plus formelles. De toutes manières, je n'ai jamais vraiment aimer les adultes. Mes parents les premiers. Si j'avais pu ne pas grandir, je l'aurais fais, mais je ne le souhaite plus maintenant. Parce que j'ai ma fille, mon avenir, ma détermination et mon affection. Non, ce n'est plus un souhait, simplement un rêve lointain que je re-contemple parfois avec curiosité, en me demandant ce que je serais devenue s'il s'était réalisé.

Adore : Les enfants, manger des glaces, jouer à cache-cache parce que je n'ai pas grandi !
Conseil : J'aime me réveiller avec la lumière du soleil, regarder de temps à autres les étoiles le soir, me prélasser dans un bain et manger de la guimauve en bouquinant.

Déteste : La mauvaise-foie, bien que je ne sois pas le meilleur exemple de son contraire. La méchanceté gratuite et les parents ne faisant pas attention à leur progéniture.
Conseil : Très peu recommandé devant moi de gronder un enfant jusqu'à lui mettre une fessée ! La violence, non mais oh! vous trouvez ça correct, vous ?!

Animaux : Aucun, les animaux sont parfois, pour les félins et les canidés, trop jaloux pour supporter des enfants.

Histoire : (minimum 15 lignes)
La solitude, pff, je m'y étais habituée. C'était ça, d'être née dans une grande et "noble" famille. J'étais la fille du milieu, entre un grand frère qui réussissait partout tout ce qu'il entreprenait, et une petite soeur impulsive et gâtée. Moi, j'étais la p'tite demoiselle capricieuse, en pleine crise d'adolescence... Non, je n'étais pas comme ça, mais mes parents me voyaient ainsi. Et ce quoi que je fasse. Ainsi, les erreurs me retombaient toujours dessus. Si mon grand-frère se plaignait que le bruit de mes pages de livres l'agaçait, je devais changer de pièce. Si ma soeur voulait des bonbons, je devais puiser dans mes économies pour lui en acheter. Même à l'école, ce n'était pas la joie. Je plongeais dans la tristesse, et personne ne m'entendait quand je parlais. Et pourtant, de par mon intelligence, j'étais déléguée de classe. Je savais que c'était surtout pour être tranquilles et pouvoir se plaindre à moi que les élèves m'avaient élue. Mais ça m'allait. Pourquoi ? Pour qui, plutôt. Le délégué suppléant, Camille Lion, m'assistait tous les jours. Et en secret, c'était mon petit plaisir de la journée que de le retrouver après la fin des cours dans la salle de classe pour discuter des projets en cours et à venir. Ses cheveux blonds, ondulant en de larges et gracieuses boucles, ses grands yeux d'un vert de gris, sa silhouette fine mais robuste de jeune homme... J'étais folle de lui, consumée d'un amour que je n'avais jamais ressenti pour personne d'autre. Cependant, c'était en secret. J'avais déjà entendu dire qu'il aimait une fille de la classe, magnifique, et qu'il n'allait probablement pas tarder à se déclaré. Alors ce n'était pas la peine de briser mon premier amour pour ça. Je me taisais, l'écoutais toujours, approuvais ou non ses idées, en proposais d'autres. Et il arrivait que plusieurs heures se passent ainsi, comme si nous étions dans notre propre monde. C'était l'unique personne qui m'écoutais, qui ne semblait pas se moquer de ce que je racontais. Il était différent des autres... Un jour, alors que le soleil descendait dans le ciel, visible par les fenêtres occupantes un mur de la classe, il changea de sujet, ce qui n'était pourtant pas dans ses habitudes. Ses yeux s'étaient fixés dans les miens et je sentais mes joues chauffer. Je devais probablement rougir jusqu'aux oreilles... Sa voix résonnait un peu dans la salle de classe où nous étions seuls tout les deux. Et à ce moment-là, pour la première fois de ma vie, j'aurais voulu m'enfuir de notre petit monde.

- Dis-moi, viendras-tu à la sortie scolaire ?
- Hum ? Ah, non, probablement pas. Ma famille n'acceptera pas.
- Pourquoi ça ?, demandait-il alors, à la suite directe de ma réponse.

Je n'osais pas lui dire que ma famille n'aurait pas voulu simplement pour que je continue d'être la boniche de service. Après tout, si je n'étais plus là, mon frère et ma soeur se jugeraient coupables de bêtises entre eux, et cela deviendrait rapidement un enfer. Je me gardais de soupirer et posais son coude sur la table en appuyant mon menton dans la paume de ma main. Quelques mèches de mes cheveux filèrent du reste et vinrent caresser mon visage. J'avais envie d'y aller, à cette sortie. Pour passer quelques jours avec lui, avec tout le monde. Mais je savais pertinemment que je ne pourrais pas.

- Ils comptent m’amener voir un de leurs amis. Apparemment leur fils veut avoir des cours particuliers avec moi.

Ce n'était pas faux, ce que je disais-là. Je ne précisais juste pas que les cours particuliers étaient le week-end prochain, et non pas le week-end suivant celui arrivant, week-end où aurait lieu le voyage scolaire, pour quatre jours. Le garçon en question était un "ami d'enfance" si l'on pouvait dire cela ainsi. En réalité, il m'utilisait simplement, même dans notre enfance, parce qu'il n'allait jamais à ses cours et que je devais donc l'aider à les rattrapés. C'était un imbécile fini, pour ne pas dire un abruti, et il n'avait aucun charme... Je sortais de mes pensées en sentant la main de Camille se posée sur la mienne posée paume contre la table.

- J'aimerais vraiment que tu viennes, tu sais. Et puis tout le monde pourra se faire de bons souvenirs.
- Oui, tu as raison. J'essayerais de demander.
- N'essaye pas, Ambroise, demande-le., me dit-il dans un sourire avant de se lever, de me faire un bref salut de la main et de quitter la classe.

Je restais seule, à fixer le coucher de soleil au dehors, l'esprit partant dans mes rêveries, dans le vague. J'avais rêver. Ça ne pouvait être vrai. Camille n'avait pas pu avoir un geste si proche de moi, c'était impossible. Lui, il s'entendait avec tout le monde. Tout le monde l'appréciait. Et quand il parlait, tous l'écoutaient dans un silence presque religieux. A côté, moi, j'étais une simple ombre... Je me levais à mon tour, attrapant mon sac à dos que je glissais sur mon épaule gauche, et partais en réfléchissant encore à ce qu'il venait de se passer et à quoi je ne croyais toujours pas. Ma nuit fut affreuse. Je me torturais les méninges, je faisais tout ce que je pouvais. Ses mots, sa manière d'appeler mon prénom... Ça ne quittait décidément pas ma tête. Ma soeur braillait déjà lorsque j'ouvris les yeux, tôt le lendemain matin. Seulement, emportée par mes doux souvenirs, je ne l'entendis même pas et pris la route du collège sans même lui adresser un regard. Une fois arrivée dans la classe, je m'asseyais à ma place en regardant le ciel au dehors. L'été était là. Et avec lui la chaleur douce. J'irais certainement m'acheter une glace à la sortie des cours.

- Rha, j'ai envie de glace..., fit une voix que j'entendais bien malgré mes songes.

Je retenais un sursaut, n'ayant pour une fois pas remarquer mon voisin devant moi. Camille ! Il venait très certainement d'arriver. Assis sur sa chaise, il la bascula légèrement en arrière, la maintenant sur deux pieds, et pencha la tête vers moi, un grand sourire aux lèvres. J'ouvrais la bouche, pour commencer ma proposition d'aller s'en acheter en sortant, mais une autre élève de notre classe prit la parole avant moi, en se plantant devant la table de Camille. Sa poitrine débordait presque de son débardeur, et son maquillage rendait sa peau différente sur son visage du reste de son corps. Je revenais à regarder le ciel dehors, intimidée de la jolie fille, malgré tout, qui parlait à Camille. Oui, c'était certain, moi je n'avais aucune chance... Les jours passèrent avec ce même rythme. Camille et moi nous nous retrouvions encore et toujours après les cours. Le vendredi matin, il glissait un petit mot sur ma table, que je m'empressais de lire : " Ambroise, désolé, mais ce soir nous ne pourrons pas parler des projets de la classe. J'ai décidé de me déclarer à quelqu'un, souhaite-moi bon courage ! ;') "

Je sentais mes mains trembler, mon coeur battre à tout rompre, ma tête se mettre a tourner. Des larmes se regroupèrent à mes yeux, que j'essuyais d'un revers de main. Je le savais, qu'il comptait se déclarer. Mais cela ne m'était pas égal pour autant. Je sentais mon premier amour me glisser entre les doigts, et c'était vraiment douloureux... J'avais l'impression qu'un trou béant s'était fait dans ma poitrine, et qu'il aspirait ainsi le peu d'espoir que j'avais eu qu'il ne se déclare jamais. J'aurais voulu que nous puissions garder notre complicité, notre rapprochement... Mais sa future petite-amie allait certainement vouloir qu'il la raccompagne tous les soirs jusque chez elle, et qu'il passe les cours auprès d'elle, changeant pour ça sa place avec quelqu'un d'autre. Et moi je me retrouverais avec un inconnu en face de moi. Je n'aurais plus qu'à passer mes heures de cours à regarder par la fenêtre, en observant les nuages et en enviant les oiseaux qui s'envolaient. Je retournais le bout de papier, attrapais mon stylo, et écrivais en essayant de ne pas mal écrire mes lettres : " Bon courage, je suis certaine que tu vas y arriver ! =') "

La cloche ne tarda pas a sonner, même si les quelques minutes qu'il avait resté m'avaient sembler une éternité. J'attrapais mon sac, le glissait sur mon épaule, et quittais la classe, jetant un dernier regard derrière moi. Je ne l'avais même pas vu quitter la classe, ce Camille... Tout le monde était sorti à la même vitesse que d'habitude : c'est-à-dire précipitamment. Au dehors, il faisait encore chaud. L'été n'était pas encore prêt à se terminer. Hum, je voulais une glace. En y re-songeant, je sentais à nouveau de grosses larmes s'agglutiner à mes yeux pour finir par en déborder. C'était trop. Mon premier amour était horrible. Et j'allais le voir tout les jours, bras-dessus bras-dessous avec une autre fille. Je traversais le collège, m'arrêtant à la grille, peu après l'avoir passée. Camille. Mes larmes coulaient encore, donnant un léger voile flou sur ma vue, mais je le percevais clairement. Sur son visage je distinguais un petit sourire. Je perdais la tête. Oui, je perdais la tête. Je m'élançais, laissant même mon sac tomber de mon épaule dans ma précipitation, et venais me blottir dans les bras de Camille qui me serra contre lui. Comment pouvait-il ?! Comment ?! Je me sentais perdue, moi, de savoir qu'il avait très certainement du se déclarer ! Et pourquoi était-il là ?! Où était la donzelle de son coeur ?! Je pleurais comme une madeleine, soulageant ainsi toutes mes peines, alors que lui se contentait de me caresser les cheveux gentiment. Ses mains glissèrent, venant attraper mon visage, et ses lèvres se posèrent contre les miennes. Mes yeux s'ouvrirent en grands, sous l'étonnement, puis se refermèrent sur mes dernières larmes. Ah... Je voyais... Je ne comprenais pas, non, mais je voyais. Lorsque le baiser se finit, il plongea son regard dans le mien et m'adressa un tendre sourire.

- Hey, Ambroise. Tu sais quoi ? Je t'aime...

Les années passèrent. Lui et moi avions décidé d'emménager dans le même appartement. Et cela se fit peu de temps après que j'eu annoncer à mes parents que nous nous mettions ensemble. Ils rirent, eux ainsi que mon frère et ma soeur. C'était ridicule. Personne ne pouvait m'aimer, pensaient-ils. Pourtant, Camille m'aimait. Et je l'aimais en retour. Les premiers jours, ainsi que les suivants d'ailleurs, avaient été pour nous un havre de paix, dans notre petit appartement.

- Mais, regarde, t'as un bouton de plus que moi sur ta manette !, fis-je pour justifier le fait que je perdes.
- Mon coeur, c'est pas possible, on a exactement les mêmes manettes., me répondait-il en riant.
- Et bah tu triches, alors ! ripostais-je en me jetant sur lui, envoyant voler la manette, pour essayer de l'exécuter à coup de baisers.

C'était mon bonheur. Rien de plus que ce que j'avais toujours souhaité : une famille heureuse. Et mon rêve fut complet lorsqu'un jour, après qu'il soit revenu du travail, j'annonçais à Camille qu'il allait être père. Ses yeux se mirent à briller et il se précipita vers moi pour m'attraper par les hanches et m'embrasser. Ça n'était pas que mon rêve. C'était aussi le sien. Le nôtre. Les premiers temps furent les plus durs, avec les nausées, et tout le reste, mais ce ne fut pas vraiment éprouvant. Certes, je me sentais éreintée, mais je savais que mon rêve allait se réalisé, que nôtre précieux rêve allait se réalisé. Pourtant, mon bonheur fut de courte durée. Un matin, alors que Camille était parti voir sa soeur qui lui demandait de l'aide pour bouger certains meubles de sa cuisine, je reçu un appel. La voix au bout du fil ne m'était pas inconnue du tout. J'entendais rouler dans le combiné du téléphone un souffle irrégulier, rapide, la personne était essoufflée. Elle il fallut que ce soit Emma, la soeur de Camille, qui m'annonça qu'il avait eu un accident de voiture en allant la voir, sa voiture ayant percutée de plein fouet un chauffard roulant à contre-sens. Il avait été conduit à l’hôpital et il demandait à me voir absolument. Ni une ni deux, j'enfilais mon manteau et filais à toute allure à ma voiture pour aller à l’hôpital que m'avais indiquer Emma. Une fois là-bas, après une route paniquée, où j'avais griller deux ou trois feux rouges, je tombais sur Emma qui venait se coller à moi, cherchant dans mes bras du réconfort. Je voulais le voir, mais je ne pouvais pas. Et Emma avait besoin que je sois près d'elle, parce qu'elle devait se sentir responsable... Je priais, priais de toutes mes forces, moi qui n'avais pourtant jamais été religieuse, pour qu'il me revienne sain et sauf. Pour que l'enfant que je portais, puisse avoir son père auprès de lui... Pourtant, lorsque l'un des médecins vint près de moi et Emma, nous comprimes alors parfaitement... D'épaisses larmes vinrent à mes yeux, et je tombais au sol en pleurant. Non, non, non, non ! Je ne voulais pas ! Je voulais qu'il reste auprès de moi ! Il était le seul à me comprendre, à m'aimer ! Il était celui qui m'avait ouverte aux autres, qui m'avait donné la joie de vivre, qui avait fait naître sur mon visage le sourire que j'arborais systématiquement quand il était à mes côtés...! Et maintenant, il m'abandonnait... Mon enfant avait besoin d'un père, et moi j'avais besoin de mon amour... Nous allions presque nous marier, nous avions déjà fixée la date. Mais le temps, le destin aussi peut-être, avait décidé que mon bonheur devait m'être retiré. De nombreux jours passèrent, et je pleurais encore, à chaque fois que quelqu'un, avec maladresse, commençait à parler de lui. Son prénom demeura écrit en moi, en lettres dorées, parce que je ne voulais pas l'oublier. Pas lui, alors qu'il était le père de ce petit être qui grandissait un plus peu chaque jour en moi. Cet enfant, je me mise à l'aimer de tout mon être. Je lui parlais tout le temps; lui disais milles fois, ne me suffisant pourtant pas, que je l'aimais bien plus que tout au monde. Après tout, Camille n'était plus du monde dans lequel je vivais... Il ne me restais que le fruit de l'amour que nous avions pu partager. Mes finances seules, car Camille travaillait et non moi, ne suffirent assez rapidement plus à me permettre de vivre correctement. Ainsi, voyant une ruine arrivée, je décidais de me mettre à travailler. J'avais déjà fais quelques petits boulots à droite à gauche, et j'emporterais toujours avec moi mes bonnes études, mais il était temps de me fixer quelque part. Il me fallut jouer de mes contacts et connaissances, demander aux uns et aux autres, pour finalement atterrir là où j'eu finis, avec un travail de surveillante, dans une ville en croissance. J'étais décidée, je devais prendre ma vie en mains, pour la petite fille, qui était alors depuis 4 mois dans mon ventre, qui devait avoir une vie plus heureuse que la mienne. Je le promettais une ultime fois sur la tombe de Camille, toute de noir vêtue, en y laissant un bouquet de chrysanthèmes rouges en signe d'amour et d'éternité avant d'abandonné mon village natal pour le lieu où ma nouvelle vie commencerait, pour le meilleur ou pour le pire.

But : Parvenir à se trouver une situation stable, pour ma petite fille, et au possible un endroit qui lui offrirait la chance d'avoir un bon développement scolaire par la suite.

Relation(s) : A part un petit ange au paradis, le reste de ma famille et ma petite Constance, je n'ai personne.


Origine de votre avatar ? : Original Character - Artiste : Hana (Yui)
Comment avez-vous connu le forum ? : Je n'ai pas de double compte, non, et j'ai trouvé le forum en le CHERCHANT ! °w°

Avez-vous une remarque ? : Mangeons tous de la guimauve ensemble, flottante sur une bonne vague de chocolat chaud au fond de notre tasse ! ~ Enfin s'il y a encore des vivants...?
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Tally Hochizuka
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MessageSujet: Re: Laissez-moi de la place dans ce buuuuus ! - Ambroise, une future mère affective. E.N   Mar 22 Oct - 8:55

Une...une... surveillaaaaaaaaaaante c'est trop cool je suuis heureuse de t'accueillir dans notre campus =)

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A reçue 7 rose offertes par de super membre ~
Une victoire pour l'équipe 2 =D

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